Au pouvoir depuis 30 ans, Yoweri Museveni est réélu pour un cinquième mandat de cinq ans au terme des élections du 18 février.

Son principal rival, l’opposant Kizza Besigye, a totalisé 35,37% des voix.

Il est suivi de l’ancien Premier ministre Amama Mbabazi, qui recueille 1,43% des voix.

La commission électorale a aussi donné le taux de participation au scrutin, qui s’élève à 63,5% pour les 15 millions d’électeurs enregistrés.

Mais avant la publication de ces résultats, l’opposition dénonçait des fraudes commises par le régime.

Le Forum pour le changement démocratique (FDC) était allé jusqu’à annoncer une large avance de son candidat à la présidentielle, Kizza Besigye, contredisant ainsi les résultats partiels de la commission électorale.

Deux jours après la présidentielle et les législatives en Ouganda, des observateurs électoraux remettent en cause l’impartialité de la Commission électorale.

Dans un communiqué, l’ancien Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, président des observateurs du Commonwealth, a déploré une couverture médiatique injuste et un défaut de compétence de la Commission électorale pour gestion des élections, entre autres irrégularités.

Les observateurs de l’Union européenne de leurs côtés avaient évoqué un climat de peur et d’intimidation des électeurs et de certains candidats.

Kizza Besigye a été arrêté plusieurs fois avant, pendant et après le scrutin.

Et au moment où les résultats étaient annoncés, l’opposant était placé sous

surveillance policière dans sa maison, après avoir été arrêté la veille.

Une forte présence policière était aussi notée dans les rues de Kampala, devant le siège du FDC, son parti ainsi que devant la maison d’Amama Mbabazi, arrivé troisième à la présidentielle.

Yoweri Museveni est arrivé au pouvoir en 1986, après avoir renversé Milton Obote.

L’Ouganda n’a jamais connu d’alternance politique pacifique depuis son indépendance en 1962.