Le ministère public ivoirien a annoncé la remise en liberté provisoire de 70 détenus proches du FPI. Le dégel de quatre comptes bancaires, dont celui de Jeannette Koudou, sœur de Laurent Gbagbo, a également été acté lors du conseil des ministres, mercredi.

Cette annonce fait suite à une demande formulée par le Front populaire ivoirien (FPI) auprès du chef de l’État. Le parti de Pascal Affi N’Guessan avait en effet remis au gouvernement une liste de 300 personnes qu’il considère comme des détenus de la crise postélectorale de 2010.Pascal-Affi-NGuessan

Sur ces 300 personnes, le ministère de la Justice a considéré que 32 d’entre eux avaient déjà été libérés ou n’avaient jamais été détenus, ou encore n’apparaissent pas dans leurs fichiers. Il reconnaît cependant en détenir 268. Parmi eux, 33 ont déjà condamnés, 29 sont en instance de jugement et 206 sont devant les cabinets d’instruction.

Le ministère public rejette toutefois le qualificatif de « détenus de la crise postélectorale » utilisé par le FPI. Les 70 détenus récemment libérés – dont les noms n’ont pas  encore été communiqués – ont été arrêtés « pour des faits d’atteinte à la sûreté de l’État et de troubles à l’ordre public », précise le communiqué du gouvernement.

« Prisonniers politiques »

« Nous attendons que cette promesse de libération soit effective », assure Konaté Navigué, le président des jeunes du Front populaire ivoirien (JFPI), qualifiant ces détenus de « prisonniers politiques ».

Les comptes de quatre proches de l’ancien chef d’État ivoirien Laurent Gbagbo ont totalement été dégelés. Parmi eux, celui de Jeannette Koudou, sœur de Laurent Gbagbo.

 

Source: JeuneAfrique