Une leçon de pédagogie, un hymne à la vie, une leçon de qualité de vie, un appel à la prise de conscience collective, un plaidoyer permanent à l’égard des journalistes et hommes de médias pour une implication forte et massive en faveur de la sensibilisation à la propreté; des chiffres mais surtout un volontarisme à nul autre pareil, telle est quintessence du message délivré par Mme Anne Désirée Ouloto, ministre de la Salubrité urbaine et de l’Assainissement, le jeudi 21 juillet 2016 à l’occasion de la 23ème édition de la rencontre intitulée: « Les rendez-vous du Gouvernement ».

Cet échange qui s’est déroulé à l’immeuble SCIAM au Plateau, avait pour thème : « Émergence de la Côte d’Ivoire: Quelle place pour la salubrité urbaine ». 

Anne Ouloto dans ses propos liminaires a indiqué que pour la contribution du secteur à l’émergence à l’horizon 2020, il faudra passer nécessairement: img_3035_fileminimizer
de l’insalubrité à la salubrité; 
du désordre urbain à l’ordre urbain; 
des installations anarchiques à la planification de l’occupation du domaine public ; 
du tout à la poubelle au tri sélectif. 

Selon elle , il faut également passer à la valorisation des déchets à travers entre autres, le compostage, le recyclage, la production d’énergie et de biofertilisants, etc. 

Une détermination à toutes épreuves 

« Les populations veulent toujours que l’on traite les urgences. Pourtant depuis des décennies que nous traitons les urgences au niveau de la salubrité et de l’assainissement, la Côte d’Ivoire n’a jamais été aussi sale et aussi mal assainie. C’est pourquoi, nous avons décidé d’adopter une autre démarche. Celle de l’option de solutions durables », a-t-elle signifié à tous les pessimistes , pour justifier l’option de la réflexion et du travail à long terme dans lequel elle s’est engagée. 

ordures_abidjanPour elle , la réalisation d’études et de schémas directeurs d’assainissement et de salubrité permettra de trouver des solutions durables aux problèmes posés par l’insalubrité et la faiblesse de l’assainissement dans les villes et villages ivoiriens. 

« On dit que je suis devenue timorée, mais je n’ai pas changé », a-t-elle lancé pour justifiant le temps mis avant le passage à l’action, à la répression, et à la sanction, en expliquant que la prévision et la rationalisation de la démarche sont aussi importantes que la prise de sanction. 

Source : Afrikipresse.fr