Des assaillants lourdement armés ont attaqué, dimanche 13 mars à la mi-journée, au moins trois hôtels de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, et très fréquentée le dimanche par les familles ivoiriennes et les expatriés occidentaux. L’attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Six assaillants ont été tués selon le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, qui s’est rendu sur les lieux. « Les ratissages sont en cours » pour en retrouver d’éventuels autres, a ajouté le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko.

  • Au moins seize morts, dont un Français

« Malheureusement, le bilan est lourd », a déclaré le président Alassane Ouattara, qui s’est rendu sur les lieux. Quatorze civils, dont quatre Occidentaux, et deux soldats des forces spéciales ont été tués dans l’attaque, selon le président ivoirien.

Un Français figure parmi les victimes, a annoncé de son côté le chef de l’Etat français, Français Hollande, qui a dénoncé un « lâche attentat ».

  • Attaque de plusieurs hôtels

Vers 13 heures, heure locale, des coups de feu ont éclaté aux abords de la plage de Grand-Bassam, à proximité des nombreux hôtels du secteur. « Ça tire sur tout le monde sans tri. Ils avancent d’hôtel en hôtel », a indiqué un témoin au site Connection ivoirienne.

« J’ai vu deux assaillants armés, deux jeunes africains en jeans et T-shirt », raconte également au Monde Lacina Ouattara, employé à l’hôtel Wharf qui borde la plage.  

« Ils venaient de la plage. Ils ont d’abord tiré sur des jeunes à la plage, [en face de l’hôtel] l’Etoile du sud, puis ils sont allés à la Paillote. Ils sont passés devant notre hôtel mais ne se sont pas arrêtés. Les tirs ont duré une heure, une heure et demi. On est restés réfugiés dans l’hôtel, enfermés dans les chambres pendant trois heures avant que la police arrive et installe un corridor pour évacuer les clients. »

Préférant garder l’anonymat, un responsable militaire sur place a précisé au Monde que « les assaillants étaient jeunes et exigeaient que leurs victimes crient Allah Akbar avant de les abattre. » Les terroristes ont abandonné une partie de leur équipement, dont la photo circule sur Twitter : trois grenades et des chargeurs de kalachnikov.

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Attaque terroriste à Grand-Bassam : Les Ivoiriens sous le choc 

La nébuleuse terroriste a fini par frapper la Côte d’ivoire sur l’un de ses symboles les plus forts. Grand-Bassam la ville balnéaire, première capitale de la Côte d’ivoire, véritable attraction touristique surtout par ces périodes caniculaires. Bassam est frappée, la Côte d’Ivoire est touchée. 

Ce dimanche 13 mars 2016 aux environs de 13 heures, des hommes armées de fusils d’assaut de type Kalachnikov et des grenades offensives ont fait irruption sur les plages très fréquentées de la ville insulaire, perturbant la quiétude des riverains et des visiteurs. 

Les terroristes, selon des témoins ont tiré sans sommation faisant ainsi de nombreux morts. 14 civils et deux membres des forces de l’ordre selon le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara présent sur les lieux. Les membres du gouvernement ivoirien, les mines graves et fermées, très rapidement après l’attaque se sont réunis en conseil restreint. 

Le Ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko a indiqué que « les forces de défense et de sécurité sont intervenues immédiatement et ont pu neutraliser 6 terroristes », avant d’inviter « les populations à garder leur calme ». 

Un numéro vert (22-48-97-60) a été également mis à la disposition des populations pour toute information. Cette attaque revendiquée par AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique), la première du genre en Côte d’Ivoire intervient après celle de Bamako et de Ouagadougou (16 janvier) avec les mêmes modi operandi: armes au point en tirant à bout portant sur tout ce qui bouge. 

Les autorités ivoiriennes avec en tête le premier ivoirien Alassane Ouattara malgré cette lourde tragédie, tiennent à rassurer les populations ivoiriennes et expatriées sur la ferme volonté de combattre le terrorisme jusque dans son dernier retranchement. 

Grand-Bassam est touchée certes mais la Côte d’Ivoire reste déterminée. 

Kader Diarrassouba[/su_column]