Il y a un pharmacien qui, dans une parution, jeudi, a, sur deux pages, joué à merveille le rôle de la victime parce que le gouvernement ne l’a pas associé à la lutte.

Cette crise, nous le savons, en appelle à notre conscience individuelle et notre esprit de partage. Partout dans le monde, on voit les plus riches aider les plus pauvres. On voit les plus forts soutenir les plus faibles.

On voit des industriels avoir un esprit philanthropique. Avons-nous besoin d’attendre un quelconque message du gouvernement, un S.O.S, un appel à candidatures ou un appel d’offres pour soumissionner ?

Chacun à son niveau ne peut-il et ne doit-il pas agir pour aider son semblable en difficulté ? Ce pharmacien, à combien vend-il son gel hydroalcoolique ? A-t-il commencé à faire un rabais sur ses masques encore en stock ? Il serait bon qu’on arrête la politique de la victimisation ou de bouc-émissarisation.

Si l’on n’a rien à proposer, on se tait, on se fait tout petit et on regarde les autres faire.

Ce qui est bien en Côte d’Ivoire, ces derniers temps, c’est, comme me l’a fait remarquer quelqu’un : ‘’Il n’y a plus une histoire qui commencera par ces mots : en 1945, on a fait ceci’’. Nous sommes tous aujourd’hui témoins de ce que nous vivons. Ceux qui veulent se poser en donneurs de l çons ou en parangons de vertu ont tous été au volant de la nation.

En regardant dans le Var politique, nous les avons tous vus en action.

Chacun a eu à gérer le pouvoir et a connu sa crise. Il y a eu l’affaire des 18 milliards de FCfa de l’Union européenne. Cette petite affaire a eu raison d’un ministre de la Santé. Aujourd’hui, il clame partout son innocence sans vraiment réussir à convaincre. S’il n’a pas pu s’en sortir dans cette affaire, une broutille devant la gestion du dossier du coronavirus, aurait-il pu gérer cette grave crise sanitaire ? Il y a eu aussi le coup de ‘’Papa Noël’’ en décembre 1999.

Alors que tout le monde voyait poindre une crise en Côte d’Ivoire, celui qui avait les rênes du pouvoir s’est envolé pour sa ville natale. Il était plus préoccupé par les ripailles, la java de la fête de Noël. Peut-être qu’il se voyait en roi mage. Il a laissé ces collaborateurs seuls au front. Ils ont fait ce qu’ils ont pu. Le reste de l’histoire, on la connaît. Que serions-nous devenus aujourd’hui avec un tel capitaine qui abandonne le navire ? Ç’aurait été la catastrophe, l’hécatombe.

Il y a également ceux qui voyaient le dos du nageur, mais qui n’ont pas vu une rébellion en préparation. Obnubilés par la course à l’argent, ils ont perdu 2/3 du territoire ivoirien. Première faute lourde. Ils se vantaient d’avoir la Côte d’Ivoire utile.

Qu’en ont-ils fait ? Rien de bon, si ce n’est acheter des Rav 4 pour leurs nombreuses Tchiza. Aucune brique dans le sol pour la postérité. Ils se vantaient de payer les salaires. Mais que vaut un pays qui n’a quasiment pas de budget d’investissement ? Il a fallu l’arrivée au pouvoir des ‘’enfants’’ de Félix Houphouët-Boigny pour voir le visage de la Côte d’Ivoire changer. Même la route pour se rendre dans le village de leur leader porte leur sceau.

On a également vu sous leur règne des commerciaux d’un type particulier. Des gens sont allés chercher des déchets toxiques pour les déverser dans notre pays. Il fallait le faire ! Ce qui comptait le plus pour eux, c’était l’argent et encore l’argent. Ceux qui avaient les 2/3 du pays n’en ont rien fait aussi. Mais aujourd’hui, ils ont envahi la Toile. Eux, ce sont des spécialistes du chiffre. Ce sont eux qui savent que tel chiffre est faux, que le gouvernement cache la réalité aux Ivoiriens. Il n’y pas longtemps, ils ont été confondus par l’Organisation mondiale de la santé qui a reconnu avoir fait une mauvaise compilation en Côte d’Ivoire.

Malgré cela, ils continuent leurs jeux puérils. Ce sont eux aussi qui poussent les gens à la révolte, en leur faisant croire qu’on enverra des malades à proximité de leurs habitations. Heureusement pour nous, nous avons un gouvernement responsable qui travaille avec des personnes de bonne volonté de différents horizons et d’idéologies diverses pour stopper la crise.

Saluons ici le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Eugène Aka Aouélé, qui est fortement engagé sur le terrain, traduisant en actes les instructions du Président Ouattara et du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Le nombre de personnes guéries augmente de plus en plus. Lavons nos mains, lavons notre cerveau et nous y verrons plus clair. Respectons les mesures édictées.

Par Etienne Aboua