Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a encore une fois appelé à l’unité au sein du FPI. Il s’est adressé au camp de la dissidence conduite par Aboudrahamane Sangaré.

« Il y a un moment pour se bagarrer et il y a un moment pour se disputer. Mais, il y a aussi un moment pour se réconcilier, pour se rassembler. Je crois que le moment de se réconcilier et de se rassembler est arrivé pour le FPI », a appelé Pascal Affi N’Guessan, samedi dernier, après le report du congrès du parti initialement prévu les 12 et 13 août 2017. « Je compte sur tous nos camarades qui sont aujourd’hui de l’autre côté, à commencer par le vice-président Aboudrahamane Sangaré, pour qu’une chance soit donnée à l’unité du FPI dans l’intérêt de la lutte, dans l’intérêt de notre pays », a-t-il insisté.

La décision de reporter le congrès, explique le député de Bongouanou, est motivée par sa ferme volonté de retrouver l’unité du parti. « Nous sommes convaincus que cette unité est possible. C’est pour cela que nous avons fait droit à un certain nombre d’initiatives, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur du pays, venant de personnalités qui souhaitent que ce congrès soit reporté afin de leur permettre de finaliser les actions qu’elles ont entreprises dans le sens de l’unité du parti », confie-t-il.

Sans préciser les nouvelles dates du congrès, Pascal Affi N’Guessan a toutefois souhaité que ce congrès se tienne d’ici à la fin de l’année 2017. « Je pense que tout le monde, à l’intérieur du FPI et dissident ou pas, est conscient qu’à un moment ou un autre on puisse mettre fin à ces dissensions. Et que le parti retrouve son unité parce que les Ivoiriens comptent sur le FPI pour l’alternance et pour la reconstruction du pays. Aujourd’hui, le contexte est favorable à cette alternance. Donc les militants du FPI ne peuvent pas être un obstacle au retour de leur parti au pouvoir », a-t-il espéré.

David YALA de l’Infodrome