Côte d’Ivoire – Au terme du conseil des ministres du mercredi 20 juillet 2016 , le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien a expliqué l’origine des nouvelles factures distribuées par la Compagnie ivoirienne d’électricité ( CIE ) et qui suscitent des troubles dans certaines villes du pays.

Pour le ministre de l’Economie numérique et de la Poste , ces deux factures concernent les consommations d’électricité des mois de mars, avril 2016 pour la première , et mai et juin 2016 pour la seconde. 

«Il ne revient pas au gouvernement de répondre des décisions prises par une société privée qui s’appelle la CIE. Le gouvernement intervient pour protéger les populations. Le gouvernement régule le prix de l’électricité pour permettre que les populations soient protégées. 

Le gouvernement s’assure que le service public concédé à un concessionnaire soit fait dans des conditions qui ne créent pas un préjudice ni pour l’Etat ni pour les populations. 

C’est pour cela que le gouvernement a un oeil sur la fixation du tarif. Quand il s’est avéré que l’économie du secteur de l’électricité était déficitaire, le gouvernement a décidé de subventionner ce déficit en comblant le manque à gagner. Plutôt que continuer à subventionner, le gouvernement a décidé d’investir pour le bien des populations. 

C’est ce qui a justifié la prise des décisions d’augmentation des tarifs de l’électricité , au mois de juillet 2015 lors du conseil des ministres qui s’est tenu à Odienné. La décision qui a été prise c’est de faire une augmentation de 10% à cette période puis, en fonction de l’évaluation qui sera faite par le gouvernement et la CIE, de songer à une autre augmentation. 

La première augmentation a été mise en oeuvre correctement, mais en janvier 2016, sans concertation et sans autorisation de l’Etat, la CIE a procédé à des augmentations. Les décisions qui ont été prises le 1er mai 2016, c’est l’annulation de l’augmentation du mois de janvier et de toutes celles qui n’ont pas été autorisées et du remboursement de tout ce qui a été indument prélevé. 

Logiquement, nous sommes actuellement dans la situation qui prévalait en juillet 2015 et si vous regardez bien les factures du mois d’août 2015 , elles sont conformes à ce qui se fait actuellement. Il n’appartient pas au gouvernement de vérifier facture par facture, c’est pourquoi un cabinet d’audit a été commis pour contrôler la bonne application des décisions du gouvernement et le rapport de ce cabinet ne semble pas montrer d’anomalies dans l’application des décisions du gouvernement. 

Il a fallu que la décision prise le 1ermai soit opérationnalisée par la CIE, ce qui a pris un certain temps qui n’a pas permis la production à bonne date des factures pour un paiement à bonne date. 

Mais il y a eu aussi un décalage dans le délai de paiement des factures de mars et avril 2016 dont tout le monde a bénéficié. Personne n’a payé de facture au mois de mai, compte tenu du fait que la CIE s’attelait à mettre en oeuvre les décisions qui ont été prises par le gouvernement. C’est ce décalage qui a fait que les factures de mars-avril ont été remises en retard aux consommateurs. 

La CIE voulant revenir à son rythme normal a émis , cette fois à la bonne date, les factures suivantes. 

Voilà comment certaines personnes disent qu’elles ont reçu deux factures. 

Voilà pourquoi certaines personnes pensent qu’elles sont en train de payer deux factures, mais en réalité ce sont des factures qui correspondent à la consommation de mars, avril , mai et juin ». 

 
Source : Afrikipresse.fr