Après avoir envoyé leurs « chiens aboyeurs » à l’abattoir, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam courent aux legislatives
31 octobre 2025Voici, la politique ivoirienne ! Ce théâtre où les acteurs jouent tragédie grecque le matin et comédie romantique le soir. Après avoir juré la main sur le cœur que jamais ô grand jamais ils ne participeraient à un système “illégitime”, voilà que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam enfilent leurs plus beaux costumes pour courir… aux législatives. Oui, les mêmes législatives qu’ils traitaient hier de mascarade électorale.
Le Front commun, ce grand rêve d’union révolutionnaire, a donc rendu l’âme. Paix à son âme et condoléances à ceux qui y croyaient encore.
Pour Pulchérie Gbalet, c’est plus qu’une trahison : c’est une gifle cosmique. Elle, la “résistante”, la “patriote intrépide”, la “femme du peuple”, découvre qu’elle n’était qu’une figurante dans un film de série B, un pion qu’on déplace puis qu’on jette. Elle croyait combattre pour la dignité du peuple ; en réalité, elle faisait la pub d’une révolution en kit, avec retour gratuit sous 48h.
Souviens-toi : on appelait ça “désobéissance civile”. Une belle formule, pleine de noblesse… jusqu’à ce qu’on se rende compte que c’était en fait une insurrection sous couvert de poésie politique.
Pulchérie, convaincue, a mobilisé, crié, défié, risqué sa liberté pendant que ses mentors affûtaient déjà leurs programmes électoraux dans les salons climatisés. Aujourd’hui, elle regarde tout cela depuis l’exil, avec cette douleur d’avoir cru à des dieux en carton-pâte.
Et pendant ce temps, dans les prisons du pays, des dizaines de “CHIENS ENRAGÉS DU NON AU 4ÈME MANDAT” tournent en rond dans leurs cellules, aboyant contre les murs de leur naïveté.
Ils ont cassé, brûlé, insulté, menacé tout ça pour défendre des leaders qui, eux, s’apprêtent maintenant à défiler aux législatives comme des vierges effarouchées découvrant la démocratie.
Ironie du sort : ceux qui criaient “État voyou !”, “Justice complice !”, “Élections truquées !” vont maintenant déposer leurs candidatures dans ce même État, saluer ce même juge, et prier pour ce même résultat électoral. La comédie est complète, le cynisme absolu.
Pendant que Pulchérie Gbalet et Damana Pickass font du tourisme politique sous haute surveillance, leurs mentors affinent leurs listes électorales comme si de rien n’était.
Eux vivent avec la peur d’une extradition ; les autres vivent avec la peur de perdre leur siège. Chacun son drame, chacun sa tragédie.
La stratégie de cette opposition est désormais un classique :
1 – On chauffe les foules avec des discours enflammés.
2 – On envoie les jeunes sans emploi casser des bus pour “l’honneur de la patrie”.
3 – On se réfugie ensuite derrière des micros pour “condamner la répression”.
4 – Et quand tout se calme, hop, on revient tranquillement dans le jeu électoral comme si la guerre civile n’était qu’une répétition générale.
Les pauvres gamins des quartiers populaires, ceux qui n’ont ni famille influente ni avocat de prestige, pourrissent en prison.
Leurs parents, ruinés, prient pour qu’on leur rende leurs fils.
Et pendant ce temps, les généraux de salon signent des alliances, échangent des sourires, préparent des meetings comme s’ils n’avaient jamais poussé personne à la folie.
Participer aux législatives après avoir juré que le pays était illégitime ? Voilà un chef-d’œuvre d’acrobaties morales.
C’est comme si un prêtre athée demandait soudain à dire la messe.
Ou comme si un pyromane s’inscrivait au concours des pompiers de l’année.
Le ridicule n’a plus de frontières il a un drapeau.
Pulchérie Gbalet, elle, découvre la cruauté du métier : dans ce cirque politique, on sacrifie les chiens enragés sur l’autel des ambitions, puis on jette leurs os à la poubelle de l’Histoire.
Elle pensait défendre une cause ; elle n’était qu’un épisode dans le feuilleton d’une opposition qui se nourrit de chaos mais se vend au système dès que la soupe redevient tiède.
Cette histoire soulève une question simple :
Jusqu’où un leader peut-il mentir avant que ses propres disciples ne se réveillent ?
Et jusqu’à quand les jeunes Ivoiriens accepteront-ils de jouer les figurants dans cette pièce tragico-comique qu’on appelle “opposition” ?
Les douleurs et les illusions, elles, ne font que commencer.
Parce que dans cette Côte d’Ivoire où les faux révolutionnaires prêchent la morale avec les mains pleines de calculs, les dupes d’hier seront les martyrs de demain.
Et pendant que les uns votent, les autres paient au prix fort.










